LE SYNDROME DE PETER PAN.

 

 

Peter Pan est l'enfant qui ne veut pas grandir et devenir adulte. Le syndrome de Peter Pan se caractérise donc par l'attachement au monde de l'enfance, par la nostalgie des peluches et des jouets, des dessins animés du samedi après-midi et des contes que nos parents nous racontaient pour nous endormir et qui nous ont bercés le soir au lit.

Je suis atteint par les premiers symptômes : j'ai peur dans le noir et je crois au Père Noël et à la petite souris...

 

 


 

MES PELUCHES

 

D'abord, j'ai des pantoufles atomiques : elles représentent des pattes de tigre, elles sont en peluche avec de vraies griffes en plastic au bout et elles sont orange fluo rayť de noir (comme celles de Steevy qui est un copieur!). C'est super doux dedans mais pas très pratique pour marcher...

Ensuite j'ai un énorme nounours en peluche ; c'est ma grand-mère qui me l'a offert pour mon anniversaire à dix ans (je m'en souviendrai toute ma vie tellement ça m'a fait plaisir) : à l'époque, il était plus grand que moi ! Il prend la moitié de la place dans mon lit.

 

 

Et puis j'ai aussi un marsupilami : il est jaune tacheté de noir avec une langue rouge. Surtout, il a une longue queue qui s'enroule partout. En fait, j'ai même deux marsupilamis ! J'ai un grand modèle et un modèle de poche (que j'emmène quand je vais dormir ailleurs).

 

 

Enfin, j'ai Tigrou - l'ami de Winnie l'ourson (dans la Forêt des Rêves Bleus) ; c'est un peu un mixte de tous mes compagnons nocturnes : il est orange fluo rayé de noir (comme mes pantoufles), il est aussi grand que moi (comme mon nounours) et il a une grosse queue (comme mon marsupilami) - mais il a en plus un nez rose ! Il est craquant.

 

 

Alors, bien sûr, mes animaux sont très jaloux quand je dors avec l'un et pas avec les autres : ils sont capables de venir me chatouiller les pieds la nuit, pour se venger, s'ils trouvent que je ne leur ai pas fait assez de câlins dans la journée ; ils sont un peu tyranniques...

Ca pose aussi des problèmes quand je dors avec la personne que j'aime : mes peluches voudraient que je les emmène, mais il n'y a déjà pas assez de place quand je suis seul alors avec quelqu'un d'autre vous imaginez... On ne pourrait plus sucer son pouce tranquillement !

 

 


 

AJOUT

 

Note :

Aujourd'hui, j'ai 25 ans (vingt-cinq ans) et ça me déprime...

Je m'aperçois avec effroi que je viens de passer le quart de siècle et d'entrer subitement dans le monde des adultes ; ca me terrorise : fini les entrées à demi-tarif dans les saunas, déjà les premières rides et bientôt les cheveux blancs...

Je vais même avoir un emploi l'année prochaine : adieu le temps béni des études. Je vieillis, je deviens " une grande personne ". Terrible ! :-(

Les " gens sérieux " - comme dirait l'autre - parlent d'" adulescent " (adulte / adolescent) et de " trip régressif ". Ils ne comprennent pas que vouloir rester enfant, c'est peut-être aussi vouloir devenir adulte autrement. Ils sont comme ça. Il ne faut pas leur en vouloir. Les enfants doivent être très indulgents envers les grandes personnes. Mais, bien sûr, nous qui comprenons la vie, on sait ce qui est bon : sucer des sucettes en regardant Albator, écouter Chantale Goya et faire de la patinette !

Pour me consoler, j'ai voulu m'acheter une panthère rose en peluche et j'ai appris - c'est le drame de ma vie ! - que l'usine qui en fabriquait avait fermé et que je ne pourrai jamais en avoir ! C'est encore un coup du grand méchant loup, j'en suis sûr.

  

 

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